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Papier peint stairs ladders de Claude Closky

 

‘Escaliers et échelles’ oppose l'expression, l'exclamation, à la répétition, l'ornementation.

C'est un papier peint dont le motif est du texte, moitié chanson (LA LA LA), moitié rire (HA HA HA).

Une succession de mots pour former des phrases. Les L sont les marches d'escaliers, les H sont les marches d'échelles.

 

Claude Closky n’a pas de formation artistique. Il entre en 1982 à l’Ecole des arts décoratifs qu’il quittera à la fin de la première année pour co-fonder le groupe de street artistes Les Frères Ripoulin. Vers 1988 il se sépare du groupe pour développer un travail indépendant, avec des moyens volontairement pauvres, à partir du dessin et de l’imprimé.

 

À première vue, Claude Closky est un artiste qui fraye avec l’immatérialité. Il est à l’aise avec les supports électroniques, et certains objets qu’il fabrique ne se donnent pas à voir immédiatement, les livres par exemple. Le langage est son modèle pour articuler les matériaux qu’il utilise : images, textes, chiffres, et sons prélevés dans notre environnement, ou fabriqués dans l’atelier. Son travail n’en est pas moins concerné par sa spécificité matérielle, son degré de visibilité, et la manière dont il occupe l’espace.

 

Les projets de Claude Closky trouvent systématiquement des biais pour s’émanciper des formats – souvent spécifiques aux sites – qui leur sont imposés. Il cherche à pointer les contradictions de la société contemporaine et de ses représentations ainsi qu’à remettre en cause le rôle de l’art dans la production d’un consensus culturel et de valeurs. Dans son travail, il aborde frontalement et questionne les contextes, les conditions et les retombées de la production artistique, les relations au public.